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Et si l'aventure humaine devait échouer

Rédigé par Pseudonyme
Posté le dimanche 28.10.07 à 16h45
Message n° 33850

Est repris ici l'un des titres de notre excellent philosophe et humaniste Théodore Monod, Professeur et Membre de l'Académie des Sciences, dernier grand naturaliste de notre temps (il était né en 1902).
Mais pourquoi s'en inspirer?
La solution de problèmes qui intéressent tout l'avenir de l'Humanité et sans doute même son existence, est bien loin de n'être que technique, d'autant plus que les progrès matériels sont trop souvent l'objet d'applications diaboliques, destinées, par exemple, à tuer mieux, de plus loin et en plus grande quantité, objectifs qui, eux, se voient beaucoup plus substantiellement financés que la lutte contre la maladie, la misère ou la faim.
On en revient toujours au problème central, celui d'une option morale à effectuer et par conséquent d'une philosophie à adopter, d'un choix portant sur la fin de la destinée humaine. Que voulons-nous, que devons-nous vouloir? Posséder de plus en plus (et "être possédés"!), augmenter notre puissance (matérielle!) et multiplier nos "gadgets" ou viser à un accroissement de l'être, à l'hominisation véritable seule en mesure de nous arracher aux barbaries ancestrales et de rendre enfin possible notre réconciliation avec la Nature? Continuer à "sacrifier le bonheur" au profit et à la puissance, à rester un "homme vide aux mains pleines" ou bien, tandis qu'il en est temps encore, peut-être, bifurquer hardiment, courageusement, sans arrière-pensée, dans l'autre direction, celle qui fait passer l'homme avant le profit, la croissance spirituelle avant celle du PNB, le bonheur vrai avant la religion de la production?
Notre liberté de jugement est bien nécessaire à une heure où l'on voit tant de puissants et notoires pollueurs se convertir, au moins en paroles, à la protection de la Nature et même, à l'occasion, la subventionner.
Il a été dit: "La barbarie, c'est de s'éloigner de la nature". Il faudra donc y revenir et d'autant plus qu'il s'agit d'une double exigence, puisqu'il importe à la fois, par une acceptation réfléchie de l'unité des choses et des êtres, de guérir les maux d'aujourd'hui et de prévenir ceux de demain.
Les réflexions philosophiques (en 2000, à l'aube du troisième millénaire) de ce génie aujourd'hui disparu est un héritage E X T R Ê M E M E N T troublant puisqu'aussi bien, il y a fort longtemps (en 1945), un certain Marc AUMISIER (l'a-t'on connu?), dans son merveilleux (et magistral) exposé sur "Ce que la Vie m'a appris" disait déjà : "Seuls, la passion du bien et le culte du devoir nous rendent dignes du bonheur. La perfection morale est le suprême bien".
Son enthousiasme pour l'abolition du privilège de l'instruction en faveur des riches ne faiblissait point, mais après une expérience d'un demi-siècle, force lui était de reconnaître des résultats décevants dans le primaire. Pour le secondaire et le supérieur, le nombre d'élèves s'avère en raison inverse de la qualité, l'université produisant des demi-ignorants souvent plus dénués de bon sens que les ignorants complets.
"J'aime les paysans, disait Montesquieu, ils ne sont pas assez savants pour raisonner de travers". Que dirait-il aujourd'hui s'il revenait parmi nous?
Mais c'est le moindre mal. Ce qui est infiniment plus grave, c'est que l'enseignement donné dans nos Universités (comme dans tous les pays) est vicié dans son essence même par l'ignorance absolue dans laquelle il demeure à l'égard des causes premières et des lois qui gouvernent le monde visible et invisible. La cause génératrice et la nature de la vie, du mouvement fluidique, des phénomènes électro-magnétiques, de la pesanteur, de la lumière, de la chaleur, de la gravitation, de même que les conditions dans lesquelles les corps organiques prennent naissance, lui sont totalement inconnues. Tout ce qui est en dehors du domaine physique lui échappe entièrement, mieux, il ne soupçonne même pas son existence. C'est ainsi qu'il ne sait rien de notre être immatériel: le secret de le VIE comme celui de la MORT lui est caché. Notre individualité spirituelle, ce que nous appelons l'âme, subsiste-t'elle dans son intégralité après la tombe, ou les principes mystérieux qui la constituent sont-ils dispersés comme ceux de notre corps et que deviennent-ils? Tout ce qu'affirment ou enseignent à cet égard philosophies et religions, ne repose sur aucune preuve. Ce ne sont qu'hypothèses invérifiables, conjectures sans fondement et pures rêveries de l'imaginations. Et cependant, rien ne nous importerait autant que d'être fixés sur ces points essentiels. Aussi, dans son impuissance à nous éclairer sur de tels sujets, l'enseignement officiel s'abstient-il rigoureusement de toute incursion dans le domaine de la spiritualité. Sans doute, nous ne pouvons que l'approuver car elle évite ainsi de soulever en la matière des controverses dont le seul résultat serait de ressusciter les querelles et les divisions qui, si longtemps, ont déchiré l'humanité. Cependant, cette incapacité de concevoir la nature de l'âme, comme celle de l'auteur de toutes choses et à établir la preuve de leur existence, ne prouve nullement la fausseté ou l'erreur de ces conceptions. La négation n'est simplement qu'un aveu de la faiblesse de nos facultés et de l'insuffisance de nos connaissances. Par suite, sans ces notions, notre conduite morale est privée de toute base et la vie n'a plus d'idéal ou, du moins, son seul idéal, comme l'ont enseigné certaines doctrines philosophiques, se réduit à la poursuite des plaisirs et des satisfactions d'ordre matériel. Mais l'enseignement ainsi compris ne peut aboutir qu'à la stérilisation des intelligences, des coeurs et des consciences.
Comment dès lors, s'étonner de l'avilissement dans lequel l'humanité glisse insensiblement! Dépourvue de toute aspiration élevée, indifférente sinon hostile à la distinction entre le bien et le mal, uniquement adonnée à la conquête des richesses et à la recherche des jouissances physiques, elle tend à s'abaisser peu à peu au niveau de l'animalité. Aussi, le règne de l'immoralité, du cynisme et de la violence menace-t-il de se substituer, dans le monde, à celui de la vertu, de la justice et de la concorde. ET LA CIVILISATION EST SUR LE POINT DE SOMBRER DANS LA PLUS ÉPOUVANTABLE BARBARIE.
À quelle cause profonde faut-il attribuer une pareille déchéance? À un événement d'une portée incalculable, encore que l'histoire n'en fasse aucune mention: la disparition de la Science antique survenue il y a plusieurs millénaires. En plongeant l'humanité dans les ténèbres, cette catastrophe a rendu possible le triomphe de l'imposture dans tous les domaines, celui de la science comme ceux de la religion et de la politique. L'imposture est devenue maîtresse souveraine du monde. Notamment, tout ce que l'on enseigne n'est qu'apparence, erreur ou contre-vérité. Mais il est permis d'espérer que ce règne du mensonge et de l'illusion prendra fin, ce qui répondra à l'attente d'intellectuels d'élite qui en tous pays ont conscience du néant de la science moderne et pressentent que la lumière jaillira de la nuit qui nous environne. Mais cet événement soulèvera une opposition désespérée car les ténèbres sont à l'oeuvre depuis très longtemps et ne peuvent spontanément lâcher prise.
C'est là qu'intervient la Science des Anciens. Des technologies avancées furent développées il y a plus de 12000 ans que des bouleversements géologiques affectant le monde entier (particulièrement l'europe et l'amérique) ont détruit et l'homme ainsi que la nature en partageraient la responsabilité.
De plus, notre histoire est une suite ininterrompue de guerres et d'invasions. La guerre, à bien des égards, serait le moteur de la technologie. L'homme massacre l'homme, provoquant le regard apitoyé et attristé des dieux. Platon et les prêtres égyptiens nous ont conservé le récit d'une civilisation qui fit la guerre au reste du monde et amena le désastre. Les guerres d'aujourd'hui s'enracinent dans l'histoire; création du christianisme, création de l'empire islamique, création de l'Etat d'Israël, conflits des adversaires d'autrefois pour le contrôle des terres et des sources d'énergie. La guerre russo-tchétchène fournit un autre exemple où les oppositions religieuses se combinenet avec le désir d'accaparer les richesses pétrolières de la Caspienne.
Aujourd'hui la technologie vient à nouveau de franchir un point de non-retour. Sommes-nous prêts à nous hisser au niveau supérieur? À accéder au niveau de la technologie des dieux, celle qui aidera l'homme à vivre en harmonie avec la nature et avec son semblable?
Que faut-il penser de tout cela? Faut-il se détourner et se replier sur son égo....comme l'autruche qui enfouit sa tête pour ne plus voir?



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