Le Feu de St Antoine (Zona) - Après être sorti d'un after-hour hier à dix heures du matin, le soleil brillait en tout sa splendeur. J'avais passé une nuit très amusant avec une bonne amie et

 

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Le Feu de St Antoine (Zona)

Rédigé par Ouankwan
Posté le dimanche 13.11.05 à 23h42
Message n° 28158

Après être sorti d'un after-hour hier à dix heures du matin, le soleil brillait en tout sa splendeur. J'avais passé une nuit très amusant avec une bonne amie et je me sentais mieux que je me suis senti depuis longtemps. Étant juste à côté d'où habite ma mère, j'ai décidé d'aller lui rendre visite.

Depuis une vingtaine de jours, elle souffre d'une maladie appelée le zona (Plus précisément le zona ophtalmique,) anciennement « Le Feu de St Antoine. » À chaque fois que je la visitait depuis, elle semblait relativement bien. Oui, elle souffrait un peu, mais elle était malade et c'est le symptôme principal de la maladie. Mais hier, ce n'était pas comme les autres fois...

En rentrant chez elle avec ma clé, son ami était debout à côté d'elle qui était allongé sur sa chaise de salon. La première chose qu'elle m'a dit, en chuchotant puisqu'elle n'avait pas assez de forces pour parler à haute voix, c'est qu'elle était enceinte d'une fille (Bien qu'elle n'a plus d'utérus.) Elle insistait ensuite pour que j'appel sa mère, malgré le fait que je lui répétait qu'elle était parti de l'Autre Côté il y a plusieurs années. Elle m'a dit « Il faut que tu l'appelles, dit lui que je vais aller lui rendre visite bientôt. »
Sa bouche était extrêmement sèche et ça lui faisait mal, elle avait besoin de boire quelque chose. Son ami lui a apporté un verre de jus de raisin avec une paille. J'ai essayé de la faire boire, mais elle n'avait pas la force d'aspirer le liquide. J'ai été obligé de la faire boire au compte goûte.
Ensuite, elle a eu une crise. La douleur dans sa tête s'est manifestée. Elle hurlait d'agonie... jamais Dieu, jamais je n'aurais cru entendre un tel cri de mes propres oreilles. Je ne pouvais pas m'imaginer avant cet instant que le corps humain puisse même ressentir une telle douleur. Je m'imagine que ce cri doit ressembler à celui que ferait un individu qui vient de se baigner dans la gazoline et qui décide ensuite de s'allumer une cigarette. Elle me priait de la tuer en lui donnant toute ses pilules (Sept différentes bouteilles avec différents médicaments qui contiennent tous entre autre de la morphine) alors qu'on essayait en vain de la calmer. Ce n'est que la maladie et il est inutile, selon son docteur, de la faire hospitalisé.
Quand la douleur s'est calmée, elle m'a dit qu'elle aimerait que je voie ce qu'elle voit. « Un magnifique tunnel bleu turquoise avec une brillante Lumière blanche au bout. » Ensuite, elle m'a demandé de la regarder dans les yeux et de toujours me souvenir de leur couleur.
Et la douleur recommence. Je mets alors ma main sur l'endroit où sa souffrance est concentré et j'essai de l'apaiser en lui affirmant que ma main lui enlève la douleur et de ressentir mon énergie qui apaise tranquillement le feu. Étant en pleine crise de delirium, ça été très efficace et la crise à été beaucoup plus courte que la précédente. « Je sens ton énergie rentrer dans mon corps, et je sens la mienne y sortir... » Ensuite, elle a fermé les yeux et sa tête est tombé vers moi.
Je lui flattais le visage, les yeux pleins de larmes. Elle n'était pas morte, mais elle n'était pas loin. Je lui parlais doucement en essayant de la ramener et elle a fini par ouvrir les yeux. Légèrement soulagé, elle se met à me parler de ses délires. Les démons, les feux, des vagues violentes... tous des descriptions très fiables de ce qu'elle peut ressentir, mais qu'elle percevait en tant que réalité physique.
Lorsqu'elle a eu besoin d'aller aux toilettes, son ami et moi la soutenions de chaque côté. Ça nous a pris un bon quinze minutes pour se rendre la où habituellement on se rend en dix pas, puisqu'elle tremblait violemment. On a essayé de la mettre sur une chaise à roulette mais lorsque j'ai essayé de lui lever les jambes elle s'est mise à trembler violemment et ça tout pris pour la calmer.
J'ai du sortir de la pièce, j'en pouvait plus. Je suis aller chez une voisine qui est une très bonne amie tant à moi qu'a ma mère et je suis tombé dans ses bras en sanglots, je n'en pouvait plus...

Une journée a passé depuis que j'ai écrit le dernier paragraphe. Ça c'est relativement bien passé. Elle a toujours de la misère à marché et elle est devenu narcoleptique. Des fois, elle est en plein milieu d'une phrase et elle s'endort, avant de se réveiller et nous regarder comme si elle sortait d'une boite à surprise. Ce serait hilarant si ce n'était pas si dramatique. Elle n'a pas toute sa tête, sûrement à cause de ses médicaments qui contiennent une très grande quantité de morphine, mais au moins ses paroles sont maintenant cohérentes.
Je dors chez elle et je me suis assurer que ma tante, sa soeur jumelle, soit avec elle en temps plein si je ne suis pas la puisque je considère qu'après l'épisode de hier, elle pourrait être un danger pour elle-même. Le poids de la situation commence déjà à me rentrer dans le corps et sûrement que c'est pire du fait que je manque de sommeil et que tout est si « soudain. » Ce matin, j'était entre le rêve et le réveille quand je l'entendais parler au téléphone. Dans mon rêve, elle disait que ce que je lui avais dit le jour avant n'était pas vrai mais que je disais seulement ça pour la rassurer. Ce que je lui ai dit concerne c'est la cause de sa maladie, et le faite qu'elle ne me croyait pas m'a profondément bouleverser puisque je sais que si elle continue à croire que ce n'est pas vrai, sa maladie risque de durer beaucoup plus longtemps. Encore entre deux réalités, mon corps s'est mis à trembler violement. Soudainement, je me suis lever et je lui ai crié après, tellement qu'elle s'est mis a paniqué, a trembler et a éclater en sanglot. Je me suis approché d'elle et j'ai tenté de la rassurer en la serrant dans mes bras et lui disant que je m'excusais, que j'avais juste fait un mauvais cauchemar, qu'elle n'avait pas à avoir peur. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Il faut que je me contrôle, je ne peux pas faire quelque chose comme ça encore.

Elle est devenue hypochondriaque, c'est un symptôme de la maladie. Les nerves envoient des faux signaux au cerveau qui simulent des attaques de tout genre. Elle à déjà fait un crise cardiaque, une crise d'appendicite, une crise de foie, elle est devenu paralysé et elle a eu le cancer des poumons... Tout ça en trois jours. Bien sûr, elle n'a rien de ça pour vrai, mais elle ressent tous les symptômes associés lorsqu'elle croit qu'elle les a. C'est horrible, atroce... Je n'ai pas de mots pour décrire cette maladie tel que je la vois se manifester dans le corps de ma pauvre mère...

J'ai peur, mais je dois rester fort, du moins lorsque je suis devant elle. Je remercie ma tante qui est maintenant avec moi, je ne serai donc pas tout seul à lui décoller les lèvres lorsqu'elle est incapable d'avaler une gorgé d'eau.

Mon Dieu, faite qu'elle guérisse vite...

-Guillaume


Les réponses à ce message

 Bonjour Guillaume, par Chorusfr le 14.11.05 à 10h24
 Compassion par Jean-louis le 14.11.05 à 10h44
 Courage par Babylin le 14.11.05 à 18h32
 à toi Guillaume par Angela le 14.11.05 à 19h23
 à tous ceux qui veulent aider par Angela le 15.11.05 à 09h30
 Pas tout seul... par Mireille le 15.11.05 à 10h01
 émouvant par Eleonore le 15.11.05 à 16h34
 Courage par Lounawitch le 15.11.05 à 21h43
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 Merci, par Ouankwan le 16.11.05 à 03h15
 Fils Courage par Cdn le 17.11.05 à 11h55

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