Pour Chanelle et les autres... - Bonjour ma petite Chanelle, tout d'abord excuse moi de ne pas avoir pu te répondre plus tôt. Pour répondre à ta question, je serais bien hardie de te dire

 

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Pour Chanelle et les autres...

Rédigé par Mireille
Posté le mardi 31.05.05 à 20h19
Message n° 24892

Bonjour ma petite Chanelle,
tout d'abord excuse moi de ne pas avoir pu te répondre plus tôt.
Pour répondre à ta question, je serais bien hardie de te dire que je sais et que je peuxt'expliquer..;ta douleur, la douleur de tous les parents est si poignante et difficile que nous n'avons pas de réponse toute faire malheureusement. J'ai essayé d'écrire quelques lignes qui s'adressent à tous pour essayer de faire passer ce que je crois, mais....les conseilleurs ne sont pas les payeurs et la théorie est faile la pratique bien moins j'en suis bien consciente......j'ai voulu essayer quand même, on ne sait jamais, ça peut servir juste un peu, juste quelques minutes juste à une personne......? je te demande et vous demande à tous, vous surtout qui avez perdu votre enfant ou votre amour de me pardonner si ces mots vous heurtent, le but est seulement de tenter un bout de compréhension et d'apaisement, ma petite chanelle, permets de te faire une grosse bise.


Souffrance de la perte d'un enfant, d'un proche.

Que la perte d'un enfant d'un proche est difficile ...si difficile....

Mais.......Et si c'était un cadeau que vous faisaient vos enfants ?

Dieu nous permet d'avoir nos petits et nous les confient pour qu'on les élève, mais parfois, il arrive que ce soient nos enfants qui descendent sur terre pour nous élever. Je crois très sincèrement que c'est cela, une des façons de nous faire grandir, nous qui avions espérer les élever, ce sont eux qui nous mènent plus haut, qui vont aider à notre délivrance.

Perdre un enfant c'est mourir à soi même, c'est une douleur si immense que personne ne trouve les mots consolateurs et je n'ai pas la prétention de faire mieux, mais juste d'essayer d'apporter un peu d'aide, si peu. J'ai bien conscience que je ne vais pas y arriver, pourtant je veux essayer.

Pourquoi la souffrance ? En descendant sur terre nous passons tout d'abord plusieurs vies en « involution » et sommes des êtres très bassement matériels, voire barbares, puis de karma en karma d'amélioration en amélioration on commence à évoluer. Evoluer vers quoi ? Vers qui ? Vers le Divin, le tout, l'unique, retourner à la terre promise, au royaume de Dieu qui est dans notre coeur. Un jour, lointain nous serons pur esprit et n'aurons plus besoin de nous incarner, mais en attendant on est là et on souffre de tant de façons.

Alors perdre son enfant pourquoi ? Nous ne le saurons pas ici, seulement quand nous aurons retrouvés ceux déjà parti et qui nous attendent le sourire aux lèvres et l'amour au coeur. Ce peut être une réminiscence d'un karma oui, mais il n'y a pas lieu de se culpabiliser pour cela en se disant « j'ai dû être un monstre » dans mes vies antérieures, on l'a tous été, rassurons nous, et on deviendra tous des « anges » rassurons nous aussi.
Le karma peut prendre de multiples visages, et si l'on reste trop longtemps, pendant trop de vies, englués dans la matière, le terrestre sans trop se poser de questions, alors un jour quelqu'un s'incarne pour nous sortir de notre boue, c'est un conjoint, un frère, un enfant qui descend avec nous et retourne très vite pour le devoir accompli. Souffrance...pour ceux qui restent. Oui, mais, souffrance salutaire pour l'âme.....un jour, car c'est cette souffrance là qui nous fera lever les yeux, les yeux de l'âme, vers le Ciel.

Toute cause à un effet et chaque effet à sa cause, rien n'arrive au hasard et la perte d'un enfant n'y échappe pas, mais le karma peut prendre de multiples visages, et si l'on reste trop longtemps, pendant trop de vies, englués dans la matière, le terrestre, sans trop se poser de questions, alors un jour quelqu'un s'incarne pour nous sortir de notre boue, c'est un conjoint, un frère, un enfant qui descend avec nous et retourne très vite pour le devoir accompli. Souffrance...pour ceux qui restent. Oui, mais, souffrance salutaire pour l'âme.....un jour, car c'est cette souffrance là qui nous fera lever les yeux, les yeux de l'âme, vers le Ciel, et nous poser enfin les questions.
Si la vie est une succession de souffrances épuratrices, ces souffrances ne sont pas punitives, elles sont éducatives, elles sont expériences dont on a besoin pour s'élever et ne pas rester accrochés à la terre mais vivre avec notre esprit divin parti de Lui. Notre âme est la conscience de notre esprit et notre esprit ne demande qu'à retourner dans les hautes sphères d'où il est issu et y rester, ne plus redescendre sur terre. Si l'on est trop accroché de vies en vies, il faut alors un « électrochoc » puissant pour comprendre que cette vie n'est qu'illusion puisque périssable.

Perte d'un enfant ou d'un être cher.

Cela parait très dur et ça l'est, mais au regard de l'éternité et de toutes nos vies, c'est en réalité une bouée de sauvetage pour notre esprit qui ainsi va comprendre en se tournant son regard vers les hautes sphères et pourra se détacher de la matière, de la terre et de ses vicissitudes.
Cette perte, en réalité illusoire, nous fera grandir, cela va « occuper » toute notre vie certes, mais après la souffrance vient toujours la félicité, car tout est rythme aussi.

Nous sommes trop attachés à désirer quelque chose ou quelqu'un, à laisser notre petit moi terrestre prendre le dessus et croire que notre bonheur dépend d'un bien ou d'une personne. Le bonheur n'est pas de ce monde, le bonheur est dans des sphères inaccessibles à notre petit moi terrestre et à portée de main de notre grand Soi céleste, car la véritable identité de l'esprit se trouve sur des plans supérieurs et ce monde est celui du périssable, donc de l'illusion, ainsi la perte de ceux qu'on aime n'est qu'illusion aussi.

Non, allez vous me dire, moi aujourd'hui je ne suis pas dans l'illusion d'avoir perdu mon petit amour. Je sais et vous avez raison, j'essaie juste d'expliquer comme je le crois, un tout petit peu, pourquoi et comment la vraie vie n'est pas ici et que ce qui parait perdu sera retrouvé, ce qui parait mort est bien plus vivant que nous.

Pratiquer le détachement est certes très difficile quand il s'agit d'une si grande douleur, mais il ne s'agit pas de se détacher de son enfant, bien sur que non, juste de se détacher de l'illusion de cette vie et ne pas laisser notre petit mental nous détruire à petit feu en nous laissant croire que le Bonheur dépend d'un attachement. Il faut calmer les luttes intérieures, lâcher prise de nos attachements sur terre, défaire les liens et les noeuds et aimer, c'est en développant la sérénité que les luttes intérieurs cessent, car tout est aussi polarité et pour se défaire d'un négatif il faut lui opposer son côté positif pour trouver l'harmonie de la voie du milieu. Continuer à aimer son enfant au-delà du temps et de l'espace et développer la sérénité intérieure, continuer à l'aimer mais surtout au-delà du mental, l'aimer par le coeur en sachant qu'il est vivant et...presque heureux et le sera tout à fait lorsqu'on aura accepter cette séparation temporaire en travaillant sur nous-mêmes pour dépasser le manque, l'absence et en ne le pleurant plus si fort, car nos peines sont les leurs dans le monde de la vraie vie.

La douleur s'en va lorsqu'elle est comprise et admise, sinon elle s'accroche jusqu'à ce que l'on y soit arrivés.

Il nous faut progressivement apprendre à supprimer le désir, restreindre le besoin pour posséder la paix. C'est la paix qui doit vaincre l'amour du petit moi et l'attachement à la vie terrestre, arracher de nos poitrines les passions aux profondes racines et calmer la lutte intérieure. On vit alors « au-dessus » dans la paix et la sérénité, sans pour autant « perdre » une seconde fois son enfant, mais en acceptant la séparation momentanée. L'enfant est arrivé souvent (pas toujours je le sais certains n'ont pas pu arriver jusque là..) en pleurant mais il repart en souriant.

Alors, et si c'étaient nos enfants qui, parfois, nous élevaient ? Quel beau cadeau ils nous font là.....que d'amour.........ils nous donnent par ce choix le plus beau cadeau qu'il soit, un si beau cadeau ne se refuse pas, il nous faut l'accepter.

Je vous souhaite tout l'amour du monde et la paix dans vos coeurs.

Souriez, ils vous regardent et attendent de vous que leurs départs momentanés portent ses fruits d'amour.
Chaleureusement, affectueusement.



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