Quant'homme - --- quantum theory, ou mécanique quantique. --- Namasté, la mécanique quantique fait pas mal parler d'elle, mais, au final, on trouve souvent un fossé séparant ceux

 
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Quant'homme

Rédigé par Eiffel
Posté le dimanche 27.05.07 à 15h16
Message n° 32776


--- quantum theory, ou mécanique quantique. ---

Namasté,

la mécanique quantique fait pas mal parler d'elle, mais, au final, on trouve souvent un fossé séparant ceux instruits d'outils mathématiques d'une complexité démentielle de ceux qui ont vaguement quelques idées sur la question. Les vulgarisateurs se font rares. Je m'en vais donc tenter de vous en parler un peu. J'espère que je ne jargonerais pas trop et que je resterais compréhensible...

Nous commencerons par voir qu'un tel laïus a sa place sur ce forum, puis nous recadrerons la quantique dans son contexte scientifique actuel. Après cette partie un peu rébarbative, nous entrerons dans le vif du sujet en transposant à notre échelle de ces propriétés saisissantes du monde quantique. Ces propriétés nous feront alors dériver sur le "paranormal" (ou en tout cas le parascientifique), et nous verrons que des explications découlent "naturellement" de ces idées.

--- des sciences dures sur ce forum ? ---

on pourrait évidemment m'objecter que ce n'est pas ici un forum dédié aux sciences dures, ce à quoi je m'empresserais de répondre que la mécanique quantique nous apporte un regard instructif sur bien des aspects :

- elle pose, de manière à la fois tangible et incontournabe, le problème de "c'est quoi la liberté" (qui sera l'objet d'un autre post)

- elle propose une structure profonde de la matière qui nous déconcerte et nous enjoint à dépasser nos croyances sur le monde physique, croyances forgées à notre échelle

- elle montre des incompatibilités entre le macro- et le micro- -scopique, ce que l'on retrouve du reste dans le fossé infernal entre sociologie et psychologie, c'est à dire une incohérence entre une vision "groupe" (systémique) et une vision "individu" (arborsecente)

- elle participe du phénomène le plus déconcertant qui soit : le hasard

- partant, elle pourrait parfaitement expliquer la majorité des miracles, même si ça ne permet pas pour autant de les reproduire.

- elle pourrait probablement expliquer aussi des choses "étranges" telles que l'homéopathie ou encore les phénomènes psychiques ou spirites

- elle met en exergue le rôle potentiellement majoritaire de l'observateur sur le fait observé, soit un changement de paradigme

- si on choisit de la propager jusqu'à notre échelle, elle nous montre un multi-univers casuistique dans lequel des phénomènes qui n'ont pas existé ont malgrés tout des conséquences (contrafactualité), ce qui serait un "comment" tout à fait recevable associé au "pourquoi" qu'est le karma

- et enfin, par sa totale incomplétude, elle laisse la porte ouverte à des tas de théories sous-jacentes, donc sur la structuration même de l'univers, de l'espace et du temps, de la matière, et bien sûr du déterminisme qui en prend un sacré coup dans les dents.

On le voit sur cette rapide énumération, un bref exposé sur la mécanique quantique n'est pas déplacé sur un forum de spiritualité, sauf si je m'aventurais à m'égarer dans des formules infectes... :-))

--- par où commencer ? ---

La mécanique quantique fait partie des sciences, et plus précisément des "sciences dures" (par oppositions aux sciences sociales). En tant que telle, son but n'est PAS d'expliquer ni comment ni pourquoi, mais de proposer un modèle mathématique qui donne de bons résultats numériques, c'est à dire en conformité avec l'expérimentation. Donc il est très important de toujours bien garder à l'esprit que la mécanique quantique ne décrit pas la réalité, mais un modèle virtuel qui marche bien, ce qui est foncièrement différent.

D'autre part, dans les trois grandes sciences de la matière on trouve la mécanique newtonienne, aux échelles et dimensions "ordinaires", la mécanique relativiste, aux grandes échelles et grandes énergies, et enfin la mécanique quantique, aux très petites échelles. La mécanique newtonienne part de postulats simples et intuitifs, et dérive ensuite des outils matématiques en ce sens. De même, la mécanique relativiste d'Einstein part du principe de relativité, qui en soi est simple et intuitif. Par contre, les outils mathématiques pour suivre ce principe sont particulièrement compliqués ! En tout cas, dans les deux approches on peut parler de "théories", car elles partent de notions simples. A contrario, la mécanique quantique, elle, ne repose sur aucun fondement unifié. On trouve au contraire tout une série de "règles de cuisine", qui postulent ci et ça. Par exemple : on va appeler la fonction d'onde une formule infecte qui dit que ça serait comme ça. C'est contre intuitif. Aussi, de ce point de vue, selon moi la mécanique quantique ne mérite pas (pas encore en tout cas) le nom de théorie, mais uniquement celui de "discipline".

C'est en ce sens que la grande unification entre la mécanique quantique et la mécanique relativiste a peu de chance de se produire. Pour unir deux théories, la logique veut d'unir d'abord leurs idées, puis ensuite de dériver les équations. Or, là, on n'a pas d'idée fondatrice en quantique. Donc quedal union... C'est ainsi que la théorie des cordes, puis tout ses petits rejetons (super cordes, et j'en passe) sont à mon sens irrémédiablement vouées à l'échec. D'ailleurs, ces belles théories ont été jetées avant même d'être finalisées car finalement elles n'apportent rien...

Je rajoute aussi une parenthèse importante quant à la motivation du chercheur. On pourrait croire que le chercheur tient à trouver "la vérité". Pour autant, des travaux existent. Prenons l'exemple extraordinaire de Burkhard Heim (http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_de_Heim). Ce monsieur, pas orgueilleux pour de sous, a cogité tout seul dans son coin pendant des années, et a finalement proposé une théorie mathématiques très complexe, mais basée, elle aussi, sur des fondements simples et logiques. Du raisonnement pur. Et ainsi, non seulement il retrouve presque toute la mécanique quantique, mais sa théorie est unifiée en ce sens qu'elle est aussi compatible avec la mécanique relativiste. Et vous savez quoi ? Cette théorie n'interresse personne !!! Ce qui montre très clairement que le but du chercheur n'est pas de trouver, mais d'être CELUI qui a trouvé, donc une démarche très égotique (mais ne le blamons pas, il a été formé ainsi par les institutions).

Je dis que cette théorie est extraordinaire car elle calcule, issue de la pure logique, les masses de la plupart des particules élementaires, ce qu'à ce jour aucune autre théorie ne peut prédire (sauf la théorie des cordes, mais qui, partant du résultat, n'a aucun mérite). Ce qui laisse à penser que cette théorie de Heim touche du doigt une réalité profonde de la matière et de l'espace-temps. Malheureusement, comme indiqué plus haut, elle est royalement ignorée du monde scientifique et donc n'a jamais été traduite de l'allemand, ce qui en limite grandement l'accès...

Une autre approche, très décriée mais cependant des plus prometteuses, est celle de Nottale, qui permet, par une apporche fractale, de donner du sens à certaines grandeurs quantiques tel que le spin par exemple. Nottale possède en particulier voire essentiellement un détracteur, à savoir monsieur Poirier, qui, lorsqu'on discute un peu longuement avec lui, fait montre d'une mauvaise foi tout à fait flagrante. Que ce soit en privé (cf. ma propre expérience) ou même sur Wikipédia (voir les discussions sur ce thème, discussions publiques par exemple de Wikipédia sur les travaux de Nottale).

après cette rapide présention de son contexte, abordons donc le contenu

--- la quantique, c'est quoi donc ? ---

Démocrite, il y a fort longtemps, nous l'explique : si on prend un morceau de matière, et qu'on le découpe, et qu'on le découpe encore, il arrivera un moment où les morceaux ne pourront plus être coupés, ils seront insécables. De là l'origine du mot "atome". De "tomos", découper (cf. une truco-tomie, découpage du "truc"), et le préfixe privatif "a", un a-tome est en grec ce que l'on ne peut plus subdiviser. (joke : dit au tribunal => l'atome n'est pas coupable ! :p )

Bon, depuis, on a quand même réussi à découper nos atomes en rondelles, mais pour arriver pas beaucoup plus loin aux particules élementaires. (un atome est des électrons, élementaires, et un noyau faits de protons et de neutrons, alias les baryons, eux-même faits de quarks, qui sont élémentaires).

Ces particules ne peuvent pas être "découpées", mais par contre elles peuvent être "transmutées" en pure énergie, qui elle-même, ensuite, pourra être réassemblée en "autre chose". C'est Einstein qui donnera l'équivalent entre la masse de cette particule et l'énergie correspondante : E=m.c²

Là commence le monde quantique, au niveau de cet infiniment petit que l'on ne peut plus percevoir. Pourquoi ? Parceque les rayons lumineux qui nous permettent de voir ... sont eux-mêmes des particules élementaires (photons), et que la compréhension que nous avons à notre échelle n'a plus le moindre sens. En particulier, pour "voir" une particule, il faut qu'un photon aille à sa rencontre. De fait, si je perçois ce photon, c'est que le phénomène perçu à lui-même disparu, il a été détruit par l'acte de perception.

On trouve donc dés le début la notion de : l'observateur.

On la nomme "quantique" de par le principe des "quanta", un quantum étant une quantité invariable. Ainsi, l'énergie peut s'aglomérer en quanta d'énergie, mais ces quanta ne peuvent prendre que certaines valeurs. Pourquoi ? On ne sait pas, c'est "comme ça" ; c'est en tout cas ce que l'on observe. Nous discuterons plus loin de l'hypothèse faite par Burkhard Heim sur ce pourquoi.

--- à quoi ça ressemble ? ---

C'est un monde tout à fait déconcertant ! Une particule se trouve à peu près "ici", puis, l'instant d'après, elle est devenue une "fonction d'onde", c'est à dire qu'elle est "un peu partout", remplissant tout l'espace par sa probabilité. Et cette fonction fluctue au cours du temps, jusqu'à ce qu'on effectue une "mesure", donc intervention de l'observateur, et là notre particule devenue floue se rematérialise "à peu près quelque part par là".

De fait, cela autorise déjà des phénomènes étranges, dont l'un des plus sympatiques est nommé "effet tunnel". Si je prends à notre échelle. Imaginez un ballon de baudruche (gonflé). Ainsi qu'une balle de tennis. Intuitivement, la balle peut être "dedans" ou "dehors", mais pas entre les deux, sinon il y aurait interpénétration des deux objets. Statistiquement on a donc une probabilité pour ces deux possibilités.

Et bien en mécanique quantique, si la probabilité n'est pas nulle, alors cela se produira. Ainsi, notre balle, à l'extérieur, pouf, se retrouvera lors de la mesure suivante à l'intérieur. Et entre les deux on ne sait pas, puisqu'on ne voit QUE lorsqu'il y a une mesure. Tel est l'effet tunnel : on passe d'un état possible à un autre état possible, mais il n'existe aucune transition continue de passer de l'un à l'autre.

Telle est, en résumé, le grand principe de la quantique : les mouvements continus n'existent plus, il n'y a plus qu'une succession d'états qui peuvent se suivre en parfaite discontinuité, ce que l'on n'observe pas à notre échelle humaine. A notre échelle, la voiture est ici, puis ensuite elle est là, et l'on peut donc en déduire qu'elle a parcouru un trajet continu entre les deux, le principe newtonien justement. En mécanique quantique, l'objet est ici, puis la photo suivante il est "là", puis ensuite "là", etc., et à chaque photo on influence l'objet photographié, donc à chaque fois il change de direction. On en est donc réduit à cette fonction d'onde, à une supposition statistique, entre deux photos.

La mécanique quantique ressort donc des oubliettes cette bonne vieille question : est-ce que quelque chose existe même lorsque je ne le perçois pas ? Et la réponse semble être, contre toute attente, négative. Ce qui postule pour un monde idéel et non matériel... Dit encore autrement, ce serait la perception qui crérait l'objet et non l'objet qui génèrerait une perception.

--- et la continuité alors ? ---

en effet, si la conclusion est que le monde se contente de "sauter" d'instant en instant, avec du parfait chaos entre les deux, on peut se demander pourquoi je vois cette voiture avancer continument. Il y a plusieurs réponses.

- la première réponse est que cette continuité n'est pas tout le temps vérifée, même à notre échelle. Par exemple l'effet photo-électrique. Si j'éclaire une plaque photoélectrique avec un lampe, j'obtiens une tension électrique, différence de potentiel de mettons quelques volts. Alors j'éclaire 10 fois plus, avec dix lampes. Et là ... la tension électrique est identique, et non pas dix fois plus forte. Et si j'éclaire 10 fois moins, idem. Et si je n'éclaire plus ... pouf, je tombe à zéro volt. On obtient donc à nouveau cette discontinuité : je passe d'un bond de zéro à plusieurs volts, valeur qui restera ensuite tout le temps la même. Donc la continuité n'est pas présente.

- une autre réponse est la théorie des grands nombres, une théorie mathématique qui montre qu'au plus on a un nombre important d'objets, et au plus il y a un phénomène de "lissage". Par exemple, je prends des pierres dans un panier, elles frottent l'une sur l'autre, et la "surface" est toute morcelée. Au plus je réduis la taille de mes pierres, et au moins le frottement est important. Arrivé au niveau du sable, donc un très grand nombre, j'obtiens alors des phénomènes "fluides", un peu comme un liquide pateux et la surface est lisse, comme aurait celle de l'eau dans ce récipiant. Pierre Gilles de Gènes, prix Nobel de physique, a proposé ainsi des expériences avec du sable, expérience dont le résultat met la science en défaut. Ni la mécanique newtonienne, ni la mécanique relativiste ne parviennent à expliquer ces résultats pourtant très facilement reproduisibles. Ainsi, une réponse génère une nouvelle interrogation... (similarité avec mémoire et imagination : on est entre les deux, là où aucun des deux n'est vrai, mais où les deux ont cependant "un peu" de sens)

- mais la plus jolie des réponses, si on gratte vraiment, est celle du hasard. Ma particule avance un petit coup par ci, un autre coup par là, et fait des zigzags au petit bonheur, et, pourtant, globalement, elle avance en ligne droite ! Parceque, par HASARD, sa façon de gigoter un coup par ci et un coup par là donne, globalement, d'avoir le même résultat que si elle n'avait pas gigoté entre temps. Et on en arrive à ce fait déboussolant : derrière le hasard se cache un ordre parfait, bien que totalement non déterministe.

Par hasard il y a autant de garçons que de filles à la naissance. Par hasard quand je lance 5000 fois un dé à 6 faces la moyenne est toujours presque égale à 3,5. Certes je pourrais faire 5000 fois un 6, mais cela n'arrive jamais. Ou en tout cas PRESQUE jamais. Cet aspect du hasard mérite un détour...

--- au hasard ? ---

je vous propose une autre expérience. Prenons deux récipiants hermétiquement clos, mais reliés par un tuyau. L'un est sous pression et l'autre pas. Que se passe-t-il ? Les molécules de gaz s'agitent dans les récipiants, et tapent sur les paroies, et dans le lot certaines partent dans le tuyau. Statistiquement, si la pression est plus grande, plus de particules partirons dans le tuyau, et donc la pression s'équilibrera peu à peu. Tel est le principe de base de la thermodynamique.

Autrement dit, la thermodynamique, au lieu de postuler qu'il est rarissime de faire 5000 fois un 6 sur 5000 lancés, postulera que c'est impossible. Et toc, on vient de basculer dans le binaire : possible / impossible.

et, en effet, avec mes deux récipiants, il se produira une fois sur des milliards que le côté à plus forte pression voit sa pression augmenter encore au lieu de diminuer. Donc si on expérimente plusieurs fois, on pourra "négliger" ce cas.

si maintenant je prends un malade, tous ses os sont en miettes. Il fait un tour à Lourdes. Chaque cellule de son corps est faite de molécules, elles-mêmes faites d'atomes, eux-mêmes faites de particules élementaires, elles-mêmes soumises pleinement à ce hasard quantique. Du coup, la guérison peut être considérée comme un ré-arrangement atomique, moléculaire et celullaire, ce qui, au niveau quantique, est tout à fait possibe, mais extrèmement improbable. Encore bien plus imporbable que mes 5000 lancés d'un 6. Pour autant, ce n'est QUE improbable, même si particulièrement improbable, mais non pas impossible.

Et en effet, il va guérir. On appèle alors ça un "miracle". Parcequ'on le postulait impossible. Alors qu'en plus fine analyse, il y avait juste "très peu de chances" que cela se produise.

le problème, naturellement, de la science actuelle, est qu'est considéré comme vrai ce qui est aisément reproductible. Or si c'est peu probable, cela ne sera, par essence, pas reproductible. La science d'aujourd'hui, qui a gagné ses lettres de noblesses sur ce principe simple de reproductibilité, on le voit, est aujourd'hui inapte à avancer par ce qui fut jadis son point fort.

--- mais ce n'est pas tout ! ---

car il existe en quantique un phénomène encore bien plus effarant que l'effet tunnel, ce saut impromptu dans l'espace. Le phénomène se nomme "contrafactualité". En gros, dans une expérience, divers résultats peuvent se produire (manifestable). Et au bout du compte, seul un se produit (le manifesté). Et pourtant, ce qui aurait pu se produire, même si ça n'est pas arrivé, aura QUAND MEME des conséquence sur le suite. Voir par exemple l'article Wikipédia lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Contrafactualit%C3%A9_(physique) . Cet article est un peu compliqué mais assez parlant. Pour éviter de s'y arracher les cheveux, je vais prendre un exemple plus intuitf, mais qui ne sera plus quantique.

Imaginons. Je n'aime pas Untel, et je décide de lui écrire un mot blessant. Pour se faire, comme je sais qu'il est à un service de réclamation, j'écris, de manière anonyme (je suis très vil dans cet exemple ! lol), et je dis en substance que "Untel est un gros con". Dans ce service, ils sont 20 à recevoir le courrier, donc j'ai une chance sur 20 de tomber sur lui, auquel cas l'effet serait très fort. Mais, pour autant, la contrafactualité c'est de constater que, même si c'est un autre qui ouvre le courrier (et donc le jette aussi sec à la poubelle), et bien Untel se sentira QUAND MEME agressé, et ne comprendra bien sûr pas pourquoi, il trouvera même probablement ce sentiment totalement irrationnel de sa part.

--- et cela va même encore plus loin ! ---

dans cet exemple, si la personne reçoit le message, elle se sentira agressée, mais comprendra d'où cela vient, et pourra alors mettre en place une stratégie pour se défendre, comme par exemple de ridiculiser l'écrit, ou de se plaindre à un collègue. Si par contre on est dans les 19 autres cas, la personne n'aura pas l'information, et, même si l'agression est moindre, cette personne ne pourra alors mettre en place aucune stratégie pour s'en protéger, elle sera totalement désarmée. C'est là le principe "subliminal", connu par exemple (et rigoureusement interdit) à la télé ou au cinéma. Si je fais une publicité pour une boisson rafraichissante, certes cela me donne soif, mais comme je sais d'où cela vient, je peux m'en prémunir. Si au contraire il s'agit d'une image incrustée toutes les deux secondes, mon inconscient reçoit l'information, mais pas ma conscience. Je serais alors pris de ce sentiment de soif, et je me persuaderais que cela vient de "moi". Donc je ne pourrais pas m'en prémunir. (raison de l'interdiction juridique du reste).

au bout du compte, on le voit, paradoxalement, pour que cela puisse marcher, il est préférable que je sois dans le cas de la personne qui ne reçoit pas le message, donc dans les 19 cas de mon exemple.

et donc ?
à quoi cela peut nous faire rapidement penser ?

et bien tout naturellement au principe des hautes dilutions de l'homéopathie. Au lieu d'être un sur vingt, ce sera un sur des milliards de milliards, donc on se place quasiment à coup sûr dans l'un des 19 cas et non la confrontation directe. L'organisme réagira donc, de manière subliminale, à l'agression, donc de façon plus intense que si le produit avait effectivement été présent.

soit une nouvelle voie d'explication qui, à mon sens, n'avait jusqu'à présent jamais été proposée.

--- et si on propage ---

si on propage ce principe, qui semblait tout bénin, là, dans son coin, à notre vie de tous les jours, que se passe-t-il ?

revenons en arrière quelques instants. J'ai donc ma particule lors d'une mesure. Puis elle se répand dans l'espace et dans le temps, en y diffusant, par cette contrafactualité, ce qui arriverait si elle était perçue. Cela crée donc autant d'univers possibles, nombre infini d'avenirs, ce que l'on nomme le manifestable. Ce qui va différencier l'avenir de ma particule, c'est le moment où, moi, observateur, je vais la percevoir. Donc le moment clé où il y aura mesure.

Qu'est-ce que l'observateur ? Celui qui transcode une information physique en du sens. Ca rentre par mon oeil et ma psyché déduit une existance, créant à ce moment là même la mesure. En créant cette mesure, ma conscience choisit donc, dans tous les avenirs possibles manifestables, celui qui sera effectivement manifesté.

Oh oh ?

on se la refait : de par la manière dont j'observe cette particule, c'est MOI qui décide de son avenir.

on pourrait donc dire qu'il y a une méta conscience, ou disons inconscient, qui perçoit ce multi-univers, qui voit tous les possibles. Et ma conscience, elle, en choisit un parmi tous. Ce faisant, ma conscience choisit l'avenir de ce qui est observé.

et si au lieu de cette particule je m'observe, moi ? Again : mon inconscient capte tous les possibles, tout ce qui peut arriver, et ma conscience effectue un choix, et détermine ainsi quel sera mon avenir.

cette définition serait alors pleinement en phase avec le fait que consience et liberté sont parfaitement synonyme, puisque c'est elle qui choisit mon avenir. De fait, il m'arrive ce que, en mon "âme et conscience", j'ai choisi, moi, qu'il devait m'arriver. Le Karma peut-être même... :-))

--- et encore ---

bien sûr, ce multi-univers né naturellement de la prolongation de cette contrafactualité, contrafactualité déconcertante mais démontrée expérimentalement, propose aussi d'autres explications. Ainsi, si moi, dans un des possibles avenirs, j'avais été au courant de quelque chose, alors, même si je ne reçois pas l'information, et bien je serais quand même informé. Et ceci juste au même moment que cela se serait produit dans cet univers paralèlle qui ne s'est finalement pas manifesté.

Et avoir une information qu'on ne pouvait pas avoir, c'est quoi d'autre à part la médiumnité ?

--- d'autres propriétés ---

il existe encore en quantique d'autres phénomènes déroutants, qui, propagés à notre échelle sont autant d'enseignements. Prenons par exemple les particules liées. C'est quoi donc que ça encore ? Par une interaction, donc une sorte de "mesure", deux particules deviennent liées. En gros, de par des règles dont je vous épargnerais le contenu, ces particules se doivent d'être corrélées dans certaines de leur propriétés (genre le spin). (voir par exemple le paradoxe EPR : lien http://fr.wikipedia.org/wiki/Paradoxe_EPR mais sur ce lien, je vous préviens, c'est compliqué ! lol)

A nouveau macroscopiquons un petit coup.

Deux particules, ma douce et moi-même, marchions, main dans la main. Puis nous nous sommes séparés et avons continué à marcher l'un et l'autre pendant longtemps. Puis, là, une expérience me fait passer dans une grille. Sa conclusion est que c'est ma main droite qui est toute chaude, gorgée d'amour. Bon, si on pratique un peu plus tard, via une autre grille, sur ma douce qui a suivi son chemin, on verra que c'est sa main gauche.

Jusque là, rien de surprenant, elle aura eu ma main droite dans sa main gauche.

Le fait est que, dans le même dispositif, si on m'avait obligé à trouver que c'était mon autre main, on aurait vu qu'il en serait de même pour elle.

Et que donc, elle et moi nous nous promenions main dans la main, certes, mais le passé est resté flou, et il ne décrit pas quelle main tenait quelle main, et cela n'est déterminé qu'après coup, dans le futur, lorsque je passe dans cette machine.

Du coup, on a deux compréhensions possibles :
- soit en passant dans la machine j'ai fait comme une regression, et je suis venu me parler moi-même à mon moi du passé, pour lui/me dire quelle main prendre (là on est dans du "retour vers le futur")
- soit elle et moi sommes restés liés, instantanément, et ceci par delà la distance (ce que l'on nomme la non localité)

--- dit plus formellement ---

le paradoxe EPR est donc (en simplifié) celui-ci :

- soit les particules liées savent revenir elles-mêmes dans leur passé, et là c'est emmerdant (pardonnez le mot) pour les théories actuelles qui ne "savent pas" remonter le temps

- soit les particules échanges de l'information, et ceci à une vitesse instantanée, ou en tout cas bien plus vite que la vitesse de la lumière. Or la relativité postule que rien ne peut dépasser cette vitesse. (ce qui est d'ailleurs contredit par la théorie des ondes scalaires : lien http://www.conspirovniscience.com/ondesscalaires.php et des ondes de torsions : lien http://www.conspirovniscience.com/ondestorsion.php Dans ces théories les vitesses maximales seraient - conditionnel oblige - de l'ordre de 10 milliard de fois celle de la lumière).

- soit, et c'est l'hypothèse usuellement retenue, il existe des sortes de "ponts" au travers de l'espace, ce que l'on nomme "non localité".

Dans tous les cas, ce paradoxe traduit une idée en soi simple et usuelle en ésotérie : bien que non inscrites dans notre matière (dans notre corps), nous disposons d'informations qui viennent de notre passé, et de tout ce à quoi nous sommes liés (filiation sanguine transgénéalogique et réincarnation, pour ne parler que de ces deux là). Puisque non mémorisées dans notre corps, ce ne sont donc pas des "informations cachées", terme quantique pour dire que des informations seraient présentes dans les particules mais non accessibles directement.

--- pour conclure ---

la mécanique quantique est une science, elle part de l'expérience, et propose des théories. Ces théories, à défaut d'être justes, sont donc en tout cas pertinantes. Elles reposent sur le principe des probabilités, et sont donc non pas impossibles mais très peu probables à grande échelle. Si, pour autant, on a la possibilité d'influer le hasard, alors des phénomènes usuellement qualifés de "paranormaux", tel que certains miracles, sont alors juste "très peu probables", mais non plus "impossibles". En outre, d'autres phénomènes déconcertants (effet tunnel, non localité) nous permettent de remettre en cause nos convictions sur le temps et l'espace, et la contrafactualité nous ouvre les portes à une philosophie et une métaphysique totalement renouvelées. Des phénomènes tels que la mémoire de l'eau ou le spiritisme y trouvent alors des fondements presque triviaux.

en espérant que tout cela vous aura interressé... :-))
bien à vous
Franck

ps: si d'autres aspects quantiques vous interressent, n'hésitez pas, si je connais, je répondrais...


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